La fatigue

Rapport fatigue / charge d'entraînement

L’accumulation des charges peut entraîner la fatigue de l’athlète. L’état de fatigue constitue un indice supplémentaire de l’intensité de l’effort et du temps qu’il faudra pour récupérer.
 
Celle-ci s’exprime par une baisse de tonus musculaire, une diminution de la concentration et une réduction générale des ressources. Si la récupération est incomplète, que le coureur répète et abuse d’efforts de forte intensité, il peut être conduit à un surentraînement (syndrome du surmenage).
Le surentraînement se traduit par une importante diminution du potentiel physique du cycliste pendant une durée prolongée.

De nombreux facteurs peuvent entraîné ce surmenage :
- Dépense physique
- Obligations professionnelles
- Obligations familiales
Il faut pour remédier à cela, que l’athlète réadapte son plan d’entraînement initial pour ne pas tomber dans le piège du surmenage.

Le surentraînement
 
Il y a deux formes de surentraînement, l’un d’origine sympathique et l’autre parasympathique.
Le premier est dû à la surexcitation et donc à l’accumulation de charges d’entraînement à forte intensité (Situation courante chez les débutants).
Le deuxième se caractérise par l’impuissance de l’organisme de passer de l’état de relaxation à celui d’excitation (situation courante chez les sportifs de haut niveau).
C’est le résultat d’un entraînement excessif en endurance. Le surentraînement peut avoir des causes pathologiques qui convient de déceler et de traiter
Il faut donc supprimer les causes du surentraînement et essayer de remettre sur pieds l’athlète en réadaptant son entraînement.
« La bonne méthode » est de réduire l’intensité des efforts et d’utiliser différents moyens réparateurs.
Il ne faut surtout pas tout arrêter ou augmenter les charges pour ne pas compromettre le retour rapide à un état de non fatigue.

Sensations perceptibles par l’athlète en fonction de l’intensité de l’exercice et de la durée de maintient de l’effort

L’effort de l’entraînement, la fatigue et la récupération doivent s’enchaîner harmonieusement pour ainsi obtenir une progression régulière de la condition physique et donc d’aboutir aux performances souhaitées.
L’entraîneur en planifiant la programmation doit tenir compte de toutes les conditions de travail de l’athlète pour optimiser et rendre le plus efficace possible les séances qu’il lui propose.


Le coureur, doit tenter quant à lui, de gérer les charges de travail en fonction des réponses de son organisme.
Il doit donc informer l’entraîneur sur sa condition physique et psychologique du moment pour ainsi réadapter ses séances et ne pas faire en sorte de retomber dans un état de fatigue souvent lier à un surentraînement.
Les 7 zones d’intensité doivent être utilisées en fonction des périodes d’entraînement pour développer les différentes qualités du coureur et pour le préparer au mieux aux compétitions pour lesquelles il s’est donné des objectifs.
Il est souvent répété qu’il y a une différence entre la théorie et la pratique.
L’entraîneur doit se servir des données théoriques, pour planifier l’entraînement de ses coureurs, tout en respectant les objectifs fixés et l’état physique de l’athlète.


Pour ne pas le surmener, il variera les séances en s’appuyant sur les zones de l’échelle d’ESIE et modifiera son plan initial en fonction de l’évolution du coureur tout au long de sa saison.

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